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La Semois, de Chiny à Herbeumont et de Herbeumont à Bohan. Serpentant tantôt entre des versants rocheux escarpés ou étalant plus mollement ses méandres dans la plaine
alluviale qu’elle engendre dans les zones moins rocheuses, la Semois présente des faciès variés et diversifiés : zones rapides et torrentueuses entre des
blocs de roches épars, radiers peu profonds, zones d’eau calme plus profondes.
La Semois vu sa largeur et sa pente moyenne (sur l’ensemble du tracé) est lazone de prédilection du barbeau qui trouve dans des eaux riches et calmes, de
quoi prospérer et croître. Les zones peu profondes des radiers sont utilisées par l’espèce pour la reproduction tandis que les zones plus calmes et plus
profondes, bordées d’aulnes lui offrent moult cachettes et nourriture à foison. Mais le barbeau n’est pas seul à apprécier la situation : les chevaines, les
vandoises, les hotus, les ablettes spirlings, les ablettes communes, les gardons, les anguilles, les perches,… se rencontrent ici en grand nombre tandis
que dans les zones plus rapides et bien oxygénées les ombres et les truites sont partout présents. Vairons, loches, goujons, tanches, brochets… complètent
le tableau et pas moins d’une trentaine d’espèces de poissons peuvent être présentes. Des espèces d’intérêt communautaire, figurant au rang des espèces
protégées par la Directive Natura 2000 comme le chabot, la lamproie de Planer, la rare loche de rivière ou encore la bouvière. La Semois est donc un paradis
pour les pêcheurs…au rang de ceux-ci figurent aussi le héron cendré et le martin-pêcheur dont l’éclair bleu du vol et les cris stridents accompagneront
souvent les descentes. Dès l’automne, ils sont rejoints par la grande aigrette ou par des groupes de harles bièvres (splendides canards au bec pointu terminé par
un crochet et au ventre nimbé de saumon) ; depuis une dizaine d’années ces oiseaux ont choisi d’hiverner en nombre de plus en plus importants sur
certaines rivières wallonnes rejoignant ainsi les canards colverts indigènes ou autres grèbes castagneux…. Il sera facile de les distinguer des grands
cormorans au plumage noir qui fréquentent la Semois toute l’année mais qui y forment importants groupes en hivers notamment dans les arbres dortoirs adoptés
pour la nuit. Des cincles plongeurs, des bergeronnettes grises ou des ruisseaux volettent fréquemment de pierre en pierre au passage des embarcations. La
Semois est par excellence un cours d’eau où se développent d’importants peuplements de renoncules aquatiques ; leurs longues chevelures vertes et leurs
fleurs blanchâtres envahissent parfois toute la largeur du cours d’eau à certains endroits. Ces végétations aquatiques font partie des formations
végétales reconnues comme habitats Natura 2000 en cours d’eau. Outre les massifs forestiers (hêtraies, chênaies et pessières), la vallée de la Semois
compte de larges zones de prairies humides. Ces parcelles régulièrement inondées par les crues possèdent une grande diversité floristique et composent
de très beaux bouquets au bord du cours d’eau. Il s’agit là très souvent d’habitats naturels protégés par la Directive Natura 2000 : les mégaphorbiaies
et les prairies de fauche humide. Ces formations végétales sont malheureusement de plus en plus envahies par des plantes invasives : les balsamines de
l’Himalaya qui, si elles composent de jolis bouquets rosâtres sur les berges, ne le font néanmoins pas moins au détriment de la végétation indigène. A
l’automne ou durant l’hiver, vous aurez peut-être la chance de surprendre un groupe de mouflons d’Europe qui viennent pâturer dans la vallée. Chevreuils et
chevrettes ou même cerfs et biches seront aussi parfois aperçus au hasard de vos déplacements discrets. Le castor européen est aussi présent partout en
Semois. Des traces de son passage sont dès lors bien visibles : arbres, rongés ou taillés en crayons, copeaux, sentiers de mise à long …sont aisément
identifiables. Le castor est protégé en Wallonie.

http://kayak.environnement.wallonie.be/public/

Kajakken en Kano's le Batifol